Télémédecine : pour poser un diagnostic très rapide...
La télémédecine est appelée à se développer. En neurochirurgie, elle améliore considérablement la prise en charge de patients. Exemple à Romorantin. Chacun le sait bien. Lorsqu'une personne est frappée par un accident vasculaire cérébral (AVC) ou par une rupture d'anévrisme, chaque minute compte pour les médecins urgentistes. Idem pour les patients victimes de traumatismes graves dont le pronostic vital est engagé.
Grâce à la télémédecine mise en place depuis maintenant quelques mois à l'hôpital de Romorantin, de précieuses minutes peuvent ainsi être gagnées. « Nous avons signé une convention de partenariat avec le centre hospitalier universitaire de Tours. Lorsque nous accueillons un patient aux urgences, le délai de prise en charge est primordial. Si ce dernier est victime d'un AVC ischémique, il faut dissoudre le caillot qui obstrue le plus vite possible. Nous avons trois heures maxi après les premiers symptômes pour traiter afin de limiter les séquelles », explique le Dr Guy Fany.
Cardiologie : bientôt le diagnostic à distance
Un scanner est alors pratiqué par le service imagerie de l'hôpital de Romorantin. Un premier diagnostic est alors posé par le radiologue. Grâce à une liaison Intranet sécurisé, le médecin urgentiste peut envoyer dans l'instant les données cliniques et scanographiques au service de neurochirugie de l'hôpital Bretonneau de Tours afin d'obtenir un avis spécialisé optimal. « Nous pouvons discuter avec le neurochirurgien de garde de la conduite précise à tenir. Et, selon son diagnostic, on traite le patient sur place ou, si son état le nécessite, nous le transférons vers le CHU de Tours, notamment si'il y a un geste chirurgical à pratiquer de toute urgence », ajoute le Dr Fany.
On le voit les avantages recherchés sont multiples : faciliter l'accès aux soins et à une expertise de qualité dans les régions « reculées » où il manque des médecins spécialistes, multiplier les avis médicaux et limiter les frais de déplacement et leurs conséquences potentielles. « A Romorantin, deux patients en moyenne bénéficient de ce service par semaine. Nous allons désormais le développer en cardiologie en partenariat avec la clinique de la Reine-Blanche à Orléans », précise le Dr Séphane Garreau, médecin urgentiste.
Source: La Nouvelle Republique






